Day 10 – Hiroshima, Himeji
décembre 1st, 2009 by MisakiNous nous levons assez tôt pour pouvoir prendre le petit déjeuner parmi les premiers afin d’aller au onsen une dernière fois avant le départ. Je profiterai seule du onsen, aucune fille ne m’accompagnera et je crois que pour Alexis ce sera la même chose. Le petit déjeuner se déroule dans une salle à côté du hall et nous est directement servi à table. Il s’agit d’un petit déjeuner anglais avec oeuf et bacon. Je me contente pour ma part de la petite partie sucrée avec pain et confiture ainsi que du verre de jus d’orange (fait maison, trop bon).
Nous retrouvons ensuite les autres dans le hall et nous nous préparons au départ en allant chercher nos chaussures dans l’espace réservé à celles-ci. Le trajet du retour en ferry ira aussi vite qu’à l’aller et nous regardons se rétrécir le torii du sanctuaire.
Une fois à terre, nous reprenons le train direction Hiroshima. Tout le monde parle de son expérience du sommeil sur le futon, plus ou moins appréciée par chacun.
Hiroshima (広島) est tristement célèbre pour avoir été la première victime de la bombe A de la seconde guerre mondiale. Yuki nous fait prendre le tramway, un vieux réseau très sympa, construit, il me semble, juste après la guerre. Il y a même encore des poinçonneurs de tickets !
Le trajet va nous emmener jusqu’au dôme A, le Genbaku Dome (原爆ドーム), dernier vestige encore debout de la bombe. Il s’agissait du siège de la chambre de commerce et d’industrie d’Hiroshima et a résisté au souffle atomique. Ce monument est chargé d’émotions et les couleurs des nombreuses fleurs tout autour rajoutent encore du dramatique à la situation. Le silence s’est fait tout doucement dans le groupe, tout le monde parle plus bas, certainement par respect.
Nous continuons notre chemin en observant sur le côté la présence d’origami en forme de grue, animal signifiant l’espoir. Après avoir traversé un petit pont
nous arrivons dans un grand parc (le parc de la Paix), qui se trouve être l’endroit où la bombe a explosé. Les japonais ont décidé de ne rien reconstruire dessus et de laisser un immense espace vert où la vie, la nature pourra reprendre ses droits.
Nous passons ensuite devant le Cénotaphe, conçu par l’architecte Tange Kenzo. Sa forme rappelle celle des anciennes maisons japonaises en argile, et a été réalisée pour abriter du vent et de la pluie les âmes des victimes. Il contient la liste des noms de toutes les victimes du bombardement. La flamme de la Paix qui brille à coté (et qui peut faire penser à la flamme du soldat inconnu en France) n’est pas prête de s’éteindre puisqu’une inscription précise qu’elle brillera tant que des armes nucléaires seront opérationnelles dans le monde.
Derrière se trouve le musée de la Paix, construit également par le célèbre Tange Kenzo.
On y voit de façon détaillée les conséquences du bombardement à l’aide de photos, témoignages et objets déformés par la chaleur et le souffle de l’explosion. A la demande explicite des États-Unis, ce musée est complété par des témoignages des atrocités japonaises perpétrées sur le continent asiatique pendant la guerre. Je ne me souviens pas très bien de cette partie du musée, elle devait être bien discrète ^^.
Ce qui me frappe le plus ce sont les objets et les photos des cadavres ou des survivants avec toutes les horreurs qu’une bombe d’une telle puissance puisse occasionner.
Hiroshima est devenue une ville qui prône la dénucléarisation dans le monde entier, de nombreux colloques y sont tenus. Le maire est un vrai partisan de la paix.
Sortir de ce musée sans être un tant soit peu remué ou changé est impossible. Je voulais faire cette visite depuis longtemps, je ne suis donc pas déçue. A l’extérieur de nombreuses classes de collégiens se font prendre en photo devant le mémorial. Même en sortie scolaire les élèves sont très disciplinés et avancent en rang. Nous les observons de loin en dégustant nos bentos achetés au petit matin lors de notre arrivée en ville.
Après ce repas, nous reprenons le train direction Himeji (姫路市) et son célèbre château (姫路城 Himeji-jo).
Tout comme la ville d’Hiroshima il est, lui aussi, inscrit au patrimoine mondial de L’UNESCO. Surnommé le Héron blanc en raison de sa couleur éclatante, c’est l’un des trois derniers châteaux japonais construits intégralement en bois encore debout aujourd’hui.
Nous nous promenons dans le grand (et magnifique) parc
avant d’atteindre une aile annexe du château réservée, à l’époque, aux femmes qui y étaient enfermées le soir. A l’intérieur chacun de nos pas fait craquer le bois dans un son résonnant.
Nous nous dirigeons ensuite vers le bâtiment principal haut de ses 6 étages. Le premier niveau comporte une sorte de musée sur les armes utilisées dans l’ancien temps avec des armures de samurais, des sabres, des protections pour les chevaux, etc…
Après beaucoup d’efforts dépensés pour grimper les 6 étages sur des escaliers assez étroits, nous pouvons admirer une magnifique vue totale sur la ville.
Certains en profiteront également pour se faire tamponner leur cahier de voyage (le genre de tampon que l’on retrouve dans toutes les grandes gares et lieux touristiques) à l’intérieur d’un petit temple situé au sommet.
L’heure tourne et les gardiens nous pressent de sortir pour pouvoir profiter d’une aile qui est exceptionnellement ouverte. Nous nous dépêchons, en descendant et remontant des marches à toute vitesse. Au final cela n’était rien d’autre qu’une simple salle vide et toujours en bois (pour changer ^^).
Du coup nous nous pressons un peu moins pour redescendre.
A la sortie certains d’entre nous vont acheter quelques souvenirs dans la boutique attenante.
Après avoir compté si tout le monde était là, Yuki nous ramène vers Kyoto (京都) pour nous emmener à notre hôtel.
La gare de Kyoto est une immense gare ouverte et très éclairée. Nous y voyons toutes sortes de magasins, pour se restaurer, acheter ses souvenirs…
Juste en bas de la guerre nous pouvons admirer la « Kyoto Tower » ainsi que des panneaux indiquant le tout proche musée de Osamu Tezuka (le Dieu du manga).
L’hôtel Keihan Kyoto où nous descendons est assez luxueux et contrairement à tous les précédents nous disposons d’internet gratuitement dans nos chambres. Dans le hall, nos valises venues directement de Tokyo nous attendent, elles sont emballées soigneusement dans du plastique et aucune d’entre d’elles n’est abîmée.
Nous allons nous décharger dans nos chambres et défaire nos valises. Nous nous retrouvons ensuite avec d’autres pour manger dans un petit restaurant à côté de l’hôtel. La plupart de nos compères découvrent les kastsudon, gyudon et autres plats pas cher mais bien nourrissants.
Une fois rassasiés nous partons avec Johanna, Michael et Angelo faire un karaoke. Ce dernier est assez sombre mais comme nous n’en connaissons pas d’autres dans les environs, on se décide à le tester tout de même. Alexis fera office d’interprète pour « louer » une salle pour 2h. A l’entrée avec Johanna nous nous faisons un peu houspiller par un gars complètement bourré. Ne comprenant pas trop ce qu’il nous voulait, nous nous abritons derrière les garçons qui eux non plus ne comprennent rien à ce que ce pauvre gars raconte.
La salle de karaoke est assez petite et pas en très bon état, des bouts de papier peint sont arrachés et la boule de couleur semble se décrocher du plafond à chaque fois qu’elle se met en route, ce qui ne rassure pas Michael qui est assis juste en dessous.
Après avoir chanté plusieurs chansons, nous allons tous nous coucher (sans voix) vers 1h du matin.
Day 9 – Miyajima
octobre 26th, 2009 by MisakiNous nous levons assez tôt (pour changer ^^) pour ne pas être en retard pour l’ouverture du restaurant de l’hôtel. Nous retrouvons dans le hall Johanna et Stéphanie qui partageront notre petit dej. Nous pensions pouvoir directement aller manger mais un serveur nous barre la route en nous expliquant qu’il fallait réserver… Du coup nous donnons nos noms et prenons notre mal en patience en attendant (1/2 heure environ) que des places se libèrent dans la salle.
Cette dernière est en fait assez petite mais offre un magnifique panorama sur le lac Ashi, le buffet est quant à lui bien fourni, avec une partie japonaise et une occidentale : sucré, salé il y en a pour tous les goûts ! Après ce copieux repas, nous retournons dans nos chambres pour finir nos sacs.
Une fois réunis dans le hall de l’hôtel Tomoe nous annonce qu’elle ne nous accompagnera pas jusqu’à Miyajima. elle nous demande donc de désigner un « chef » de groupe… et à l’unanimité cela tombe sur Alexis. Il se retrouve ainsi avec nos billets de train et une lettre pour Yuki.
Tomoe nous amène jusqu’au quai et nous indique quel train nous devons prendre. Et pour la première fois nous découvrons ce fameux Shinkansen (新幹線), le TGV japonais.
Il est très agréable et beaucoup plus spacieux que notre train national. Certains du groupe en profitent pour lire, écouter de la musique ou simplement rattraper un peu de sommeil. Lorsque le contrôleur vient vérifier nos billets Alexis joue son rôle de « chef » en lui expliquant que nous avons des tickets globaux et que nous sommes un groupe de touriste. Après ce petit interlude le trajet se déroule sans souci particulier jusqu’à Shin Osaka, où Yuki nous retrouve facilement.
De là, elle nous emmène prendre un autre train (moins classe que le Shinkansen) pour atteindre Hiroshima.
Nous marchons un peu dans la ville avant d’atteindre l’embarcadère pour prendre le ferry direction l’île de Miyajima, qui est inscrite au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.
La traversée dure environ 15 minutes et tout le monde en profite pour prendre des photos de l’île mais aussi (et surtout) de son célèbre torii qui a les pieds dans l’eau. Miyajima est vraiment restée une île assez sauvage, avec beaucoup de végétation et peu d’urbanisation à outrance. Une île où cohabitent les hommes et les Dieux.
Une fois débarqués nous patientons sur le côté de la gare le temps que la navette de l’hôtel prennent nos sacs.
Pendant cette pause, Yuki nous met en garde contre daims qui sont en liberté et qui ont tendance à tout manger. Elle nous distribue également des plans de l’île en nous expliquant le programme de l’après midi ainsi que les grandes lignes de l’histoire de cette île.
Au moment de partir, Alexis regarde son plan pour se situer et a la surprise de voir apparaitre au milieu de celui ci un museau ! Un daim est en train de manger son plan, et pas n’importe quelle partie, la plus importante : celle du milieu. Après quelques minutes de bagarre pour savoir lequel des deux aura le plan, ils repartiront chacun de leur côté avec leur bout. Alexis sera fier de montrer son plan troué qui ne pourra plus nous servir.
Direction le sanctuaire d’Itsukushima ! En avançant sur la digue, il y a plusieurs petites échoppes que nous remarquons vendant des takoyaki, des épis de maïs et des glaces. Les daims y sont également légions !
Nous arrivons alors enfin face au célèbre torii qui remplit de si nombreuses cartes postales. la photo est alors obligatoire !
Nous parvenons ensuite devant l’entrée du sanctuaire Itsukushima. D’une conception originale magnifiant la mer et le lieu, ce sanctuaire est célèbre pour ses différents bâtiments construits dans le style aristocratique Shinden en 1168. Les pavillons dont le vermillon contraste avec le bleu de la mer et le vert des montagnes semblent flotter sur la mer à marée haute (malheureusement ce sera marée basse lors de notre visite). Un magnifique Patrimoine Mondial donc, divinement fondu dans la nature environnante.
A la sortie de ce sanctuaire nous apercevons une personne avec un petit singe, celui ci est très mignon et fait plein de choses amusantes, comme boire à la bouteille seul, dévisser le bouchon etc… Nous pouvons nous faire prendre en photo avec, et fana des animaux comme je le suis, me voila partie prendre la pose ! Le propriétaire m’avertit de ne pas trop m’approcher de la bête car celui-ci à tendance à tirer les cheveux. Un peu déçue de ne pas pouvoir le porter, je me positionne à coté de lui pour me faire prendre en photo avec cette charmante petite bête.
Après cet intermède, Yuki nous emmène vers La pagode Goju-no-to de cinq étages. Cette construction en bois de 27,6 mètres de haut est une harmonie du style japonais et Tang. Construite en 1407, elle renfermait autrefois une statue de Bouddha.
La pagode Goju-no-to est vraiment impressionnante et, dominant le sanctuaire, elle nous offre un magnifique paysage. Nous n’aurons cependant pas la chance de voir les cerisiers en fleurs, le vent les ayant fait fuir.
A côté de la pagode se trouve Le pavillon Senjyokaku (ou sanctuaire de Toyokuni), qui est un grande bibliothèque de sutras construite en 1587 sur ordre de Hideyoshi Toyotomi, généralissime qui unifia le Japon, pour y prier pour le repos des morts de la guerre et y lire des sutras. C’est le plus grand bâtiment de l’île. D’une superficie de 857 tatamis, il est appelé le pavillon aux mille tatamis. La construction s’arrêta avec la mort de Hideyoshi, c’est pour cela que la façade d’entrée n’est pas terminée.
A l’entrée nous pouvons chausser de « magnifiques » chaussons verts, qui au delà d’être moches sont inconfortables.
Il est cependant agréable de marcher sur les tatamis et nous pouvons observer de magnifiques peintures sur le bois. Il y a une énorme cuillère a riz dans ce pavillon, Yuki nous apprend alors que la ville de Miyajima est aussi connue pour être à l’origine de la cuillère à riz, c’est pourquoi on la vénère ainsi.
Après cette visite culturelle, nous nous accordons une pause dans les rues commerçantes de la ville, il y a plusieurs petites échoppes regorgeant de souvenirs.
Nous trouvons d’ailleurs une partie des souvenirs pour nos amis, voisins… Nous craquons également pour des jimbei, sorte de yukata courts pour l’été. N’arrivant pas à me décider (beaucoup me plaisent) je demande à Alexis son avis sur la couleur à choisir. Je m’en sors au final avec un jimbei violet (et noir pour Alexis).
Nous retrouverons Michael, Johanna, Pascal, Stéphanie et Thomas dans la rue et continuons notre chemin avec eux. Michael ayant une grande soif, nous lui conseillons de goûter au Fanta furufuru en lui garantissant que ça stoppera sa soif. Connaissant ce breuvage, je m’incruste devant lui avec mon appareil pour « shooter » son expression de dégout et ça n’a pas loupé! J’ai pratiquement eu droit au crachage en direct. Le pauvre, il nous a cru quand nous lui disions que c’était bon, mais en fait ce breuvage (de la gélatine de fanta) est vraiment infect.
Il ne le finira pas et ira s’acheter un fanta normal cette fois ci, mais là aussi il aura du mal car tout lui rappellera le goût du précédant breuvage ! Nous retournons ensuite au point de rendez-vous pour attendre la navette de l’hôtel.
Ici encore il y a de nombreux daims et nous nous lâchons sur les photos !
La navette de l’hôtel est assez petite mais tout notre groupe réussit a rentrer dedans! L’hôtel, cette fois-ci, est un vrai ryokan (旅館 – auberge traditionnelle du Japon), il dispose d’un grand hall, éclairé par de grandes baies vitrées donnant sur la mer et le port de pécheurs. Yuki nous donne la répartition des chambres et nous partons découvrir nos locaux. Contrairement à celui d’Hakone, nous avons cette fois ci de vraies chambres typiques avec tatamis, petite table, terrasse et futons a l’intérieur des armoires !
Nous en profitons pour prendre quelques photos avant de se changer et de se mettre en yukata pour rejoindre les onsens.
Nous retrouvons les autres membres du groupe et partons aux bains. Avant d’atteindre les onsens, nous traversons une petite pièce, qui est une salle de jeu avec flipper, table de ping-pong, canapé etc… Nous nous séparons en deux groupes, comme le veut la coutume, les filles d’un côté, les garçons de l’autre. Le onsen s’avère être en fait un sento (銭湯), type de bain public japonais qui ne dispense pas de l’eau thermale contrairement aux onsen. C’est donc une sorte de grand bain chauffé. A part cela il n’y a aucune différence avec un Onsen traditionnel : nous passons par l’étape des petites douches afin de rentrer dans le bain propre et pouvoir se détendre. Nous disposons de deux bains, un normal et un autre bouillonnant. Le bain est recouvert de petites céramique bleues mais nous apprenons par la suite que le onsen des garçons était bien plus joli que le notre.
Après avoir pataugé pendant une heure environ, nous rejoignons la salle pour le dîner.
Notre dîner est, comme celui de la veille, très copieux, cependant celui-ci est orienté sur les produits de la mer, il y a donc beaucoup plus de poissons et de crustacés. Nous avons également une sorte de mousse visqueuse rose infecte, certains s’y risquent sans vraiment savoir ce que c’est.
La pièce est assez grande et dispose d’une scène, c’est le lieu idéal pour prendre la photo de groupe qui restera un grand moment de fou rire.
Après ce repas, nous retournons aux bains.
Après avoir fait trempette, nous retrouvons les garçons dans la salle de jeu, ils sont en train de faire une tournante au ping-pong, ce qui en yukata n’est pas chose aisée. Avec plusieurs filles nous les regardons en espérant secrètement qu’il y en ait un qui se prenne les pieds dans son yukata ^^ Ce ne sera pas le cas mais comprenant ce qu’ils risquent, ils reprennent rapidement une partie plus standard.
Plus tard Johanna et Michael enchainent à leur tour avec un ping-pong sur la table basse mais ils passeront finalement plus de temps à quatre pattes (à chercher la balle) qu’assis en train de jouer !
Après la fermeture de la salle de jeu, nous émigrons vers le hall. Ayant pour la première fois du séjour un accès à internet gratuit, nous passons à tour de rôle vérifier ses mails et donner de ses nouvelles à sa famille. Nous terminons la soirée en écoutant des génériques de dessins animés de notre enfance tout en chantant. Angelo nous fera un véritable show en montrant sa connaissance parfaite des paroles de toutes les chansons par coeur… même pacman !
Nous allons nous coucher vers 23h30… notre coucher le plus tôt du séjour !
En arrivant dans nos chambre, nos futons sont déjà mis en place et nous pouvons nous coucher confortablement. Nous dormirons tellement bien, que nous n’entendrons pas les daims se battre pendant la nuit, ni le départ des pécheurs au petit matin.
Day 8 – Hakone
septembre 24th, 2009 by MisakiAujourd’hui nous quittons définitivement Tokyo, Adieu la ville que nous connaissons, nous entrons en terre (presque) inconnue. Après une courte nuit, nous terminons notre valise le matin même, en effet avec ce long week end d’escapade entre Hakone, Miyajima, Hiroshima, ALJ nous propose d’envoyer nos valises par transporteur privé jusqu’a Kyoto. Nous partirons donc vers Hakone avec un sac à dos. Nous donnons nos valises pleines à craquer à Tomoe afin de les faire enregistrer auprès du transporteur.
Le trajet jusqu’a Hakone se fait en mini-bus, c’est plus intime et cela permet à tout le monde de pouvoir se parler sans trop bouger de place. Tomoe nous donne rapidement un petit aperçu du planning de la journée ainsi qu’un petit historique d’Hakone. Comme nous l’avions déjà visité l’année dernière, nous savons à quoi nous attendre. Le trajet durera environ 2h. Le bus nous mène cette fois directement aux fumerolles de souffre et nous n’avons qu’à monter à 1080 mètres d’altitude pour « déguster » les oeufs noirs.
Sur le côté de la boutique, nous en profitons pour prendre une photo de groupe. De temps en temps, le vent tournant nous embaume des odeurs de souffre ! C’est d’ailleurs ce qui précipite notre descente. Au moment de la prise de photo, nous remarquons un japonais très intéressé par notre groupe (et surtout par les filles), il va nous suivre durant toute la descente en nous prenant régulièrement en photo, ce qui nous fera bien rire.
En attendant le reste du groupe devant la boutique nous encourageons le vent qui dégage lentement la vue sur le Mont Fuji (l’année dernière au même endroit nous n’avions pas pu le voir). Pour la plupart c’est la première fois que la montagne se montre aussi bien, la prise de photo est donc obligatoire.
Le bus nous emmène ensuite dans le restaurant réservé pour le déjeuner. Au menu ce sont des ramens pour Alexis et du curry pour moi. Nous avions préalablement réservé ces plats au moment de notre inscription au voyage.
Après ce repas, Tomoe nous informe que nous pouvons nous « amuser » sur des pédalos (sous forme de cygne) sur le lac. Ni une ni deux nous voila partis avec Michael sur un des cygnes; Johanna, Pascal et Thomas en prendront un autre.
Le « cygne » est composé d’un volant, d’une petite fenêtre devant et de 2 paires de pédales. Les filles s’occupent des volants tandis que les garçons sont au charbon. La ballade se transforme vite en course de vitesse ! Emporté par notre élan, notre cygne va « taper » celui de nos adversaires du jour sous les remontrances de Thomas. Après les avoir doublés et pris quelques longueurs d’avance les garçons décident de se reposer en ralentissant la cadence.
Nous apercevons au loin un Torii, nous aimerions y aller mais malheureusement l’heure tourne et nous n’avons payé que pour 1/2 heure. Nous décidons alors de faire demi-tour et là, la course reprend de plus belle. Malgré notre retard nous rattrapons Johanna, Pascal et Thomas et une nouvelle fois nous les « poussons » un peu :p Une fois nos adversaires semés nous allons nous garer avec facilité sur le ponton. Nos amis ont un peu plus de difficulté mais à leur décharge aucun d’eux n’a le permis ^^
En remontant sur le ponton, les garçons découvrent que leurs cuisses ont été mises a dure épreuve, ils vont vite se reposer dans le mini-bus. Nous attendons un petit peu le reste du groupe qui était parti faire une ballade aux alentours du lac. Bien entendu, nous leur raconterons nos exploits sur les cygnes.
Pendant ce temps, le chauffeur de bus veut nous faire admirer un panorama d’Hakone, il nous emmène donc sur les hauteurs. Ce panorama est magnifique, nous dominons une bonne partie du lac. Malheureusement les toilettes n’étant pas très loin et pas de première hygiène, l’odeur se révèlera très désagréable.
Nous redescendons ensuite vers le temple d’Hakone. Nous montons donc les fameuses marches (174 comptées par Pascal et Alexis). En haut il n’y a pas de cerisiers, je ne note pas de différence notable avec cet été.
Par contre lorsque nous sommes redescendus, nous avons fait un arrêt plus important au torii au bord du lac. La prise de photo est comme un shoot professionnel, tout le monde y passe ou presque. les filles, les garçons, tous prennent des poses ^^
Nous reprenons le bus direction l’hôtel, avec Alexis nous pensions que c’était un ryokan comme l’été dernier. Nous voila donc en train de décrire avec précision les chambres, les futons et les onsen où nous avions vraiment passé un bon séjour. Nos amis s’imaginaient déjà dans les chambres traditionnelles en yukata… Quelle ne fut pas notre déception lorsque nous sommes arrivés à l’hotel où les chambres sont de type occidental.
Cet hôtel fait partie de la chaine des Prince Hotel (comme celui de Shinagawa), il est composé de plusieurs annexes dans un immense parc. Notre annexe se situe près de l’entrée du parc et le onsen est à l’autre bout. Il nous faudra prendre une navette pour y aller. Il y a tout de même un bain extérieur dans notre annexe, mais nous découvrons avec Johanna, Angelo et Thibault que tout le monde peut voir ce qui s’y passe. Avec malice, nous voulions forcer les autres membres du groupe à y aller et à les surprendre par la suite, mais dans notre grande générosité nous leur dirons. Nous irons tous donc au onsen « normal ».
Mais avant cela nous avons rendez vous dans le hall pour partir manger. Le repas est traditionnel avec beaucoup (trop ?) de plat. C’est un véritable festin et Maxime, notre ami marseillais, s’en donne à coeur joie et terminera bon nombre d’assiettes que nous n’avions pas touchées. Je me suis pour ma part régalée des tempura et sashimi.
Après ce repas fastueux, nous décidons de partir au onsen. En effet, tout le monde a été très enthousiaste par l’expérience de la veille et souhaite la renouveler.
Le onsen est différent de celui de Tokyo, il y a de grands vestaires, tout en bois, une partie intérieure assez petite avec un bain chaud et un bain froid (20°). Après avoir fait trempette dans le bain chaud, nous nous précipitons dans ceux qui sont en extérieur. Ils sont vraiment très beaux : il y a un grand bain avec une espèce de fontaine en pierre et sur le côté d’autres bains où on peut s’allonger complètement. ils sont en effet ondulés et nous permettent de nous allonger sans glisser et sans avoir la tête sous l’eau. Etant trop petite il faudra tout de même que je reste accrochée aux barres ^^ Je retourne ensuite assez vite dans le grand bain. Le mur de séparation avec les bains des garcons ne va pas jusqu’au plafond et nous permet d’entendre les grosses voix des hommes du groupe. Il n’y a pas photo, les garçons sont beaucoup plus bruyants que les filles !
Et ce fut lorsqu’il n’y eu plus de bruit que nous devinons qu’ils sont remontés dans la salle pour discuter. C’est dans cette salle que nous discuterons avec le groupe tout en écoutant de la musique.
A notre sortie de cette annexe, une pluie fine nous rafraichira.
Comme il était encore assez tôt, personne n’eut envie d’aller se coucher. Quelque uns en profitent pour parler avec Tomoe des us et coutumes japonaises et des différences avec la France tandis que Sylvain propose aux autres un jeu de cartes, le Grand Dalmuti !
Nous passons une bonne partie de la soirée a jouer a ce jeu, ou (pour ma part) à les regarder jouer.
Nous partons nous coucher vers 00h30, le réveil étant prévu vers 7h pour le petit déjeuner de 8h dans le restaurant (ce sera notre premier vrai petit déjeuner du séjour ^^)
Day 7 – Tokyo Dome, Oedo Onsen Monogatari
septembre 6th, 2009 by MisakiDernier jour à Tokyo !
Il va falloir bien en profiter. C’est pour ça que même si j’y suis allé déjà 2 fois cet été je ne pouvais pas rentrer en France sans aller faire un tour au Tokyo Dome, ou plus exactement au Tokyo Dome City, la mini-ville qui entoure le grand stade.
Nous avions donné rendez-vous sur le petit pont enjambant la Sumida à Michael, Laurie, Maxime et d’autres membres du groupe ALJ mais au final personne ne viendra… Tant pis ils ne savent pas encore ce qu’ils vont louper ^^
Avant d’entrer à l’intérieur même du Tokyo Dome City nous cédons à nouveau au caprice d’Amélie qui veut son « Katsudon« . A 3 pas de la station de métro Suidobashi se trouve un Fujisoba, toujours pratique pour bien se remplir la panse pour pas trop cher.
Une fois rassasié nous entrons cette fois-ci au Tokyo Dome City alors que de premières gouttes de pluie commencent à tomber.
Nous nous réfugions au « Batting Center« , endroit idéal pour passer le temps en attendant que la pluie ne cesse. Une fois mon petit ticket « 4 parties » en main je me dirige vers la simulation de football, où j’avais affronté Gaby l’été dernier. C’est moins marrant tout seul mais le plaisir reste là.
J’enchaine ensuite sur la simulation de Baseball avec des balles qui fusent sur moi à 100 km/h. Cette fois-ci je me laisse également tenté par le tennis, beaucoup plus dur qu’on ne le pense !
La pluie est toujours là et le Thuner Dolphin semble arrêté !! Malheur !! C’était pourtant la principale motivation de cette 3ème visite au Tokyo Dome. Dans l’espoir que les dieux sèchent leurs larmes, nous allons flâner au Jump Shop
…et nous ne repartirons pas les mains vides : l’artbook « Color Walk 3 » de One Piece ainsi que celui d’Eyeshield 21 sont beaucoup moins cher qu’en France. Au moment de repartir Amélie repère un MAGNIFIQUE poster de Slam Dunk à seulement 1000 yens… Je craque, je le prends ^^
Mon euphorie s’éteint aussitôt lorsque je sens la pluie tomber sur moi en sortant du Jump Shop. Nous courons nous abriter en face, dans une salle d’arcade. Vu qu’on est là, autant en profiter, et une petite partie de « palets » s’impose. Pour ne pas entacher la dignité personnelle d’Amélie je ne révèlerai pas le score ici… Elle se rattrape à Taiko no Tatsujin, un jeu culte au Japon, une sorte de Guitare Hero (en mieux :p) avec des tambours.
J’essaie ensuite Mario Kart 2, une version spéciale arcade où les sièges sont munis d’une webcam permettant de fusionner notre tête avec celle du protagoniste choisi. Bien fun mais beaucoup plus compliqué que sur Wii ! (même si je finis quand même premier ^^)
Nous sortons enfin et oh surprise… il pleut toujours -_- je lève alors les yeux aux ciel, dépité, lorsque j’entends un bruit familier « aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah« . C’est en fait le cri des gens lorsqu’ils tombent de 80 mètres de haut. Malgré la pluie le Thunder Dolphin est en marche ! Je cours les marches 4 à 4, m’achète un petit billet à 1000 yens et constate qu’il n’y a personne dans la file d’attente, mais alors personne… Du coup j’enchaine l’attraction 2 fois de suite en étant presque seul dans le petit train. L’effet de la pluie et du vent procure encore plus de sensations. Un vrai bol d’air frais !
Toutes les bonnes choses ont (malheureusement) une fin et nous quittons Tokyo Dome City pour rejoindre à nouveau la station de métro Suidobashi. Il nous reste encore du temps avant les Onsens du soir, nous faisons donc un détour par Shibuya et son grand HMV de 6 étages. Je les avais déjà repéré le premier jour en arrivant, mais cette fois je les achète : la Black Bible de Crows Zero 2 ainsi que le DVD du Arashi Around Asia 2008 (concert de J-Pop). Il nous reste juste assez de temps pour rentrer à l’hôtel et déposer tous nos achats de la journée, ce sera ainsi plus simple pour l’activité suivante…
Les Onsens… aaaaah… Voici encore une chose qui nous a bien manqué durant ces 8 mois. Surtout que celui d’Odaiba, le Oedo Onsen Monogatari, est vraiment très beau et très bien aménagé pour passer toute une soirée dans le confort.
On se déchausse et on enferme nos chaussures dans un casier où on récupère une première clé. A la caisse nous payons notre droit d’entrée (chic c’est moins cher à partir de 18h, et il est 18h10…) et on nous donne une deuxième clé avec un code barre, ce sera notre « porte-monnaie » électronique pour la soirée. Cette deuxième clé permet également d’ouvrir un deuxième casier où nous mettrons nos affaires civiles pour revêtir un Yukata que nous aurons choisi auparavant.
Nous entrons alors dans l’aire commune où l’on peut se relaxer, jouer, manger et acheter des souvenirs hommes et femmes confondus. C’est cette salle qui retranscrit l’ambiance d’Edo (l’ancien Tokyo).
Pour aller se baigner nous continuons le parcours où nous retrouvons… un troisième casier avec une 3ème clé ^^ Cette fois ci nous mettons… tout à l’intérieur. Le but étant donc de se trouver dans son plus simple appareil avec juste une mini serviette et la 3ème clé autours du poignet (comme à la piscine). Nous sommes enfin à l’intérieur des bains où l’étape obligatoire et préliminaire consiste à se laver des pieds à la tête pour rentrer dans les Onsens tout propre. Ici il y a donc différents bains, intérieurs et extérieurs, de différentes tailles, à différentes températures et aux bienfaits également différents. On change souvent de bain pour pas « cramer » au premier sens du terme, mais malgré cela ceux pour qui c’est la première fois ont un peu de mal à tenir dans cette chaude ambiance. Au bout d’une petite demie heure nous ressortons des bains pour retourner dans la pièce commune et remplir un peu nos estomacs.
Avec une dizaine de restaurants différents (Sushi, Ramens, Riz Curry, Yakitori,…) il y a vraiment le choix, chacun décide donc d’aller commander où il le souhaite avant de se retrouver tous autours une table commune, très pratique et convivial comme système !
Certains iront ensuite tester les fameuses glaces d’un véritable artiste, qui découpe les fruits devant nous et nous dispense d’un véritable show, ou bien s’essayer au purikura en Yukata mais la véritable attraction de la soirée c’est le parcours de bain de pieds extérieur. C’est un bain mixte où après avoir enfilé une veste (orange très classe ^^) nous déambulons dans un chemin avec 20cm d’eau et toutes sortes de petits cailloux au fond censés nous presser certains points vitaux du pied afin de nous relaxer. Le résultat est tout autre et sera même assimilé par la plupart (des petites natures) à un parcours de torture. Ainsi il n’était pas rare d’entendre des cris de détresse ou observer des grimaces de douleurs sur le faciès de ces courageux occidentaux au pieds si fragiles :p D’ailleurs de nombreux japonais resteront sur le bord a nous regarder passer, et à bien rire de notre aventure pédestre.
Avant de quitter les lieux pour attraper le dernier train nous faisons un tour des différentes échoppes lorsque Amélie me fait remarquer avoir déjà vu cet espèce de boule anti-stress à piques qui clignote lorsqu’on le secoue. Effectivement c’est l’objet clé d’un drama que j’avais vu avant de partir : « Tatta hitotsu no koi« . Du coup je m’en achète un bleu et déclenche une sorte de frénésie acheteuse chez d’autres ALJistes qui craquent sur l’objet à leur tour.
La photo de groupe finale clôturera cette soirée très animée au Oedo Onsen Monogatari.
Après avoir refait le chemin inverse avec les 3 clés et 3 casiers nous regagnons la gare de « Telecom Center » servie par la fameuse Yurikamome Line, ligne de métro automatique sur pneus entièrement aérienne. Malgré un petit souci de ticket où nous avons du négocier en anglo-japonais avec un agent de gare nous arrivons enfin à notre hôtel à Shinagawa où la nuit sera une nouvelle fois très courte.
Demain nous quittons Tokyo pour Hakone !
Day 28 : Oedo Onsen Monogotari
novembre 30th, 2008 by MisakiAujourd’hui nous avons décidé de retourner une dernière fois aux Onsens (温泉), les sources d’eau thermales. Le rendez vous est donné à Céline à 14h à Odaiba.
l’Onsen s’appelle Oedo Onsen Monogatari, il recrée l’ambiance du vieil Edo.
On nous fait enlever tout d’abord nos chaussures puis on va chercher une clé avec un code barre. Tout ce qu’on achètera dans l’onsen sera bipé avec le code barre et on paye le tout à la fin, c’est un système vraiment très pratique. Il nous faut ensuite choisir un yukata, un jaune pour Céline, un bleu pour Alexis et un rose pour moi. Nous nous séparons pour aller se changer.
Nous nous retrouvons dans une grande salle qui recrée l’ambiance d’un petit matsuri avec des ninjas, des jeux et plusieurs petits restaurants. Il y a également à notre disposition des salles de relaxation, tatamis, table basse et coussins.
Après un tour rapide de cette mini-ville, nous nous dirigeons vers les bains. Il y a plusieurs bains : intérieur, extérieur et aux températures variées. Le plus chaud que l’on ai fait devait être aux alentours des 48°C. Nous n’avons pas pu (mais Alexis oui) tester les bains extérieurs car un orage s’est déclenché au moment où l’on entré dans la salle principale. Pour un jour de semaine, il y avait quand même du monde, surtout des familles.
Dans la salle ou l’on récupère nos serviettes, il y a des sièges de massage. Ni une ni deux, nous voila parties avec Céline pour 15 minutes de massage ! Ce fût parfois douloureux mais quand même agréable au final. Après cette séance, je suis repartie pour un deuxième bain chaud. A mon retour Céline s’était séché les cheveux avec les sèches cheveux et les brosses mis à disposition.
Nous retrouvons Alexis dans la grande salle, vers 16h environ. Nous achetons de quoi manger, katsudon pour moi et viande de bœuf et riz pour Alexis.
Nous partons pour Nakano vers 16h30, mais nous savons que nous allons arriver en retard. Le rendez vous était en effet fixé à 17h. Nous arriverons finalement avec une heure de retard, bien entendu nos acolytes n’ont pas attendu. Nous les retrouverons avec beaucoup de chance dans le centre commercial à côté de Mandarake.
Après quelques achats, figurines, manga etc… nous repartons vers Shibuya pour le rendez vous de ce soir. Nous devons voir une dernière fois, nos amies japonaises Ayako, Ai, Masumi et Kaeko.
Pour patienter jusqu’a l’heure donnée, nous allons boire un jus de fruit au Mc Donald. Nous retrouverons assez facilement Ai à 20h30, Masumi et Kaeko arriveront juste après.
Ayako avait réservé dans un restaurant de yakitori. Ce restaurant est bien caché, il est assez petit. Malheureusement nous devons séparer le groupe en deux pour des questions de place. Alexis, Maxime Ayako et un ami à elle, d’un côté et le reste du groupe de l’autre. La soirée fut assez sympathique dans l’ensemble mais le fait d’être nombreux a empêché les grandes discussions c’est dommage.
A la sortie, nous prenons une dernière photo de groupe et nous nous disons au revoir. Le coeur fut lourd au moment de dire à bientôt à nos amies, même s’il on sait que l’on reverra certaines à Paris dans peu de temps. Nous rentrons à Nishi Kawaguchi vers minuit avec en tête, nos souvenirs des soirées passées avec Ayako, Ai, Masumi et Kaeko.
Day 4-5 : Hakone
août 9th, 2008 by MisakiNous avions rendez-vous à 8h précises avec DJ à la gare de Nishi Kawaguchi, notre groupe se composait d’une vingtaine de personnes, l’heure du rendez vous ayant été changé, deux personnes ne s’en souvenant plus nous on rejoint un petit peu plus tard à Akabane. Direction Shinjuku pour prendre le Romance Car.
Le Romance Car est un train express, la chose qui nous a fortement étonné c’est qu’a chaque terminus les sièges se tournent tout seul pour se mettre dans le sens de la marche et les femmes de ménage nettoient. Nous avons vraiment fait nos touristes, avec des exclamations et prises de photos! Les japonais nous regardant un peu de la même façon que nous, à Paris devant des touristes. C’est une sensation particulière. Le trajet jusqu’à destination dure 1h, nous en avons profité pour dormir, certaines personnes du groupe ayant passé une nuit blanche après le repas avec les japonais. Nous sommes descendus à la gare d’Odawara, pour prendre un bus jusqu’à Hakone pendant environ 40mn, toujours pour dormir. Dans le bus, il y a des sièges rouges/rose réservés aux personnes âgées, malades avec béquilles, femmes enceinte ou avec enfant en bas age, bien que le bus soit bondé ces deux sièges sont restés libres, impossible en France ! les japonais sont très respectueux ! c’est la même chose pour les feux de passage piéton, ils ne passent pas si c’est rouge.
Nous voici arrivés à Hakone, c’est l’un des sites les plus touristiques du japon intérieur ! Cependant nous étions en semaine ce qui nous a évité la foule. Hakone fut à l’époque féodale un point de contrôle très important pour veiller à la sécurité d’Edo, les shoguns devaient passer 6 mois de l’année à Edo, les femmes nobles étaient très contrôlées également car elles servaient souvent de rançon demandées par les ennemis. Nous avons visité la barrière qui servait de point de contrôle, celle ci fut restaurée et au delà nous avons une superbe vue sur le lac Ashi. Le temps ne nous a malheureusement pas permis d’apercevoir le Fuji San (Mont Fuji).
Après cette vue, nous avons fait une halte dans un restaurant, Kastudon pour moi et Alexis a pris un plat à base de curry. Après ce repas, nous sommes partis prendre le bateau (kitch à souhait) pour s’arrêter à moto-hakone, nous sommes passés devant le portail rouge ‘torii‘ célèbre dans le monde entier.
Notre groupe voulant visiter un temple, nous voila partis vers le sanctuaire d’Hakone, nous en avons profité pour faire une photo de groupe devant le torii donnant sur la route.
Arrivés devant les marches montant au temple, il faut se purifier : d’abord se laver la main gauche, puis la main droite et enfin boire une gorgée d’eau. Dernier petit rituel : lancer une pièce pour se porter bonheur. Voila enfin l’ascension des marches, il y en aurait 160 environ, la montée est bien raide entourée de cyprès plantés il y a plus de 360 ans ! Mais le point d’arrivée vaut ce petit effort.
Nous avons pu assister à un rituel de prière, lancer une pièce, sonner la cloche, prier et taper 2 fois dans ses mains. dans le temple, certains d’entre nous ont acheté des prédictions, si celle ci se révèle bonne on la garde, dans le cas contraire on l’attache au mur prévu a cet effet, pour conjurer le sort, puis nous sommes redescendus vers le torii donnant sur le lac, point photo obligatoire, ce torii est immense et magnifique.
Nous avons ensuite repris le bus jusqu’à la station d’Hakone Yumoto pour se rendre à l’hôtel, le bus de ce dernier est venu nous chercher pour nous amener jusqu’à la porte du Ryokan. Le ryokan est un hôtel de style traditionnel avec onsen (bains de source chaude), nous nous sommes rendus dans nos chambre et là surprise : la chambre est immense dans un style traditionnel superbe !
Le ryokan était doté d’un jardin « japonais » dans le plus pur style traditionnel dont voici quelques photos :
Nous enfilons nos yukata (kimono léger en coton) et direction les bains. Les onsen ne sont pas mixtes, les filles étant apparemment un plus pudiques que les garçons il y a eu un petit temps de latence avant de se mettre à nu. la salle du onsen se compose de douches alignées et de bains chauds, il faut d’abord se laver avant d’entrer dans le bain, nous nous sommes donc pliées au rituel et nous voila dans le bain, nous sommes rapidement passées dans le bain extérieur, plus chaud mais plus agréable. Cependant après discussion avec les garçons, il semblerait que leur onsen extérieur était plus joli que le notre (ndlr Alexis : normal ^^), ils pouvaient voir la nature alors que nous étions entourées de palissades (surement pour nous protéger de voyeurs :p)
le rendez vous du diner étant arrivé, nous nous sommes rendus dans la grande salle, nous étions tous en yukata et chaussures traditionnelles. L’occasion encore de faire fonctionner nos appareils !
le dîner fut copieux, avec de la fondue japonaise, des tempuras, des sashimis, du flan au thé vert, de la soupe miso, du riz, etc…
Après celui-ci, nous sommes tous repartis au bain. Le ryokan se composait également d’une salle de massage, environ 5 sièges et 4 machines de massages pour les pieds, nous avons terminés notre soirée ici avec d’autres membres du groupe ou nous avons bien ri, les machines étant parfois un peu dures avec notre dos en compote :p
A notre retour, les dames du ryokan avaient installés nos futons pour la nuit, le sommeil fut réellement réparateur, de la place et nous étions très détendus pour la nuit après les bains et les massages. Le reveil ne fut pas difficile mais je crois que nous aurions tous préféré rester un peu plus. le petit dejeuner étant servi à 7h30 nous n’avons pas eu d’autre choix que de se lever ! Le petit dejeuner était à la fois occidental et japonais, mais je n’ai pas eu la force d’avaler du poisson et du riz de si bon matin. Il y avait des fruits, du pain et des viennoiseries (qui ne valent pas les notres au passage :p) certains d’entre nous sont retournés une dernière fois aux bains avant le départ.
Cette deuxième journée a été consacrée à la visite de Gora, nous avons pris un petit train traditionnel pour nous y rendre. Ce qui nous a fortement amusés c’est le changement de sens du chauffeur, en fonction de la direction qu’il prenait et chaque départ était ponctué d’un « Wo » sonnant ! De Gora nous avons pris le funiculaire jusqu’a la gare de Sounzan, petit village typique. De là nous avons encore repris un transport différent avec le téléphérique jusqu’a Togendai, petit port sur le lac Ashi du côté opposé de notre journée précédente. Nous sommes baladé près du lac en esperant trouver un restaurant mais les prix étant prohibitifs (pour un tokyoïte lol) nous nous sommes alors rabattus sur une glace.
Nous avons repris le téléphérique pour s’arreter à la sation d’Owakudani, pour avoir une vue sur les fumerolles de souffre, l’odeur était vraiment désagreable, essayer de faire pourrir un oeuf et vous aurez un aperçu de ce que nous avons senti tout au long de notre promenade.
Nous sommes montés à 1050m pour déguster des oeufs cuits dans de l’eau à 80°, ces oeufs sont noirs ! Nous nous sommes pliés à la tradition qui veut que l’on en mange un. Nous avons d’abord attendu que notre « cobaye » mange le sien pour voir si ce n’était pas trop acide et là, à notre grand désespoir les oeufs ont un gout d’oeuf :p Du coup tout le monde en a mangé un.
Nous sommes ensuite redescendu vers Hakone Yumoto pour reprendre le romance Car vers Tokyo, trois de nos acolytes ayant des billets plus tard, ont avancé l’heure de depart pour revenir avec nous. Arrivés sur la capitale vers 18h, nous nous sommes séparés du groupe pour rejoindre nos trois français pour le cinéma à Shibuya.
Et finalement… Nous avons attendu environ 40mn pour rien, ils ne sont pas venus, il faut aussi dire que notre prise de rendez vous n’était pas très claire. Cependant cette attente nous a permis d’observer les us et coutumes des japonais lors de leurs rendez vous, il ne se font pas la bise, ne se serrent pas la main mais se font maintes courbettes avant de partir dans une autre direction. Nous avons aussi assisté a un défilé de mode, les jeunes filles tokyoites sont toutes très classes et marchent avec des talons de 10cm ! Voici quelques photos de Shibuya by night :
Notre estomac criant famine au plus haut point (nous n’avions pas mangé le midi) nous avons déniché un petit restau, où l’on a mangé un bol de boeuf avec oignons et riz, une soupe et une bouteille d’eau minérale pour environ 370 yen soit environ 2,5 euros!
nous sommes rentrés à notre résidence après un petit passage au convini vers 22h (très pratique qu’il soit ouvert 24/24) pour nous acheter de quoi déjeuner ainsi que le magazine de prépublication Shônen Jump !


























































































































































































































































































































































