Day 14 – Pavillon Or, Argent, Ryonji, Palais Impérial, Gion

avril 30th, 2010 by Misaki

C’est déjà notre dernier jour à Kyoto !!Pour la peine on s’offre une petite grasse matinée… jusqu’à 8h15. Nous retrouvons notre petit groupe dans le hall de l’hôtel pour se rendre au pavillon d’or. La fatigue devait encore être présente car nous nous trompons de ligne de bus et nous descendons à côté d’une université qui n’est absolument pas le lieu où l’on voulait arriver. Après s’être renseigné auprès du gardien il se trouve que le site en question est à un bon 1/4h de marche. Nous voici donc parti à pied vers le pavillon. En chemin nous nous arrêtons dans un convini pour s’acheter de quoi manger et boire, certains du groupe n’ayant pas pris de petit déjeuner.

Convini
Convini

Après ce petit moment pédestre non prévu, nous arrivons enfin au Pavillon d’or (金閣寺 – Kinkaju-ji). Les multiples jardins et grands arbres sont magnifiques

Jardin Kinkakuji
Jardin Kinkakuji
Jardin Kinkakuji
Jardin Kinkakuji
Jardin Kinkakuji
Jardin Kinkakuji

mais ce qui attire les millions de touristes est le pavillon d’or en lui même. Le bâtiment en question est entièrement recouvert d’or pur, à l’exception du rez-de-chaussée.

Kinkakuji
Kinkakuji
Kinkakuji
Kinkakuji
Kinkakuji

Il contient des reliques de Bouddha et sur le toit se trouve un fenghuang doré, ou phoenix chinois (鳳凰 – hôô).

Phoenix or
Phoenix or

Devant cette beauté, la pause photo est obligatoire et chacun notre tour nous prenons la pose. Un groupe de lycéennes japonaises me demanderont même de les prendre en photo ^^.

Kinkakuji
Kinkakuji
Kinkakuji

Comme à la sortie de chaque temple il y a une petite boutique et nous en profitons pour acheter quelques charmes pour la famille et des marques pages pour les collègues d’Alexis.

C’est ici que notre groupe se sépare,  nous restons avec Laetitia pour continuer la visite de Kyoto, les autres membres ont déjà fait le parcours que nous commençons. Nous nous rendons donc en bus (en prenant garde à ne pas se tromper) vers le Ryoanji. Nous mettons un petit quart d’heure pour arriver à l’arrêt situé juste en face de l’entrée.

Entrée Ryoanji
Ryoanji plan

Le Ryôan-ji (龍安寺), littéralement le Temple du repos du dragon, est un temple Zen situé dans le Nord-Ouest de Kyôto. Il fait partie du Patrimoine mondial de l’UNESCO. Le temple appartient à l’école Myôshin-ji de la branche Rinzai du Bouddhisme Zen. Le site du temple appartenait à l’origine au clan Fujiwara.

Nous profitons d’abord du parc où les sakuras tombés forment un tapis rose des plus radieux.

Sakura au Ryoanji
Sakura au Ryoanji
Sakura au Ryoanji

Le temple du Ryoanji regorge de magnifiques jardins parfaitement entretenus.

Ryoanji Jardin
Ryoanji Jardin
Ryoanji Jardin

Nous pouvons notamment admirer quelques glycines au bord de l’eau.

Ryoanji Glycines
Ryoanji Glycines
Ryoanji Glycines
Ryoanji Glycines
Ryoanji Glycines
Ryoanji Glycines

En effet toute cette flore s’articule autours d’un grand étang central peuplé d’êtres étranges s’entassant les uns sur les autres ^^

Ryoanji Etang
Ryoanji Etang
Ryoanji Etang

Malheureusement le temple avec son célèbre jardin de pierre est en rénovation et nous ne pouvons pas admirer la totalité de sa beauté.

Ryoanji rénovation
Ryoanji rénovation

Car en effet pour beaucoup, le nom de ce temple évoque son célèbre jardin de pierres, qui est considéré comme l’un des chefs-d’œuvre de la culture zen japonaise. On pense que le jardin date de la fin du XVème siècle (1499). Il serait l’oeuvre du peintre Soami.

Le jardin se compose simplement d’un lit de fins graviers de kaolin harmonieusement ratissés sur lequel sont disposées 15 roches basaltiques entourées de mousse. Elles sont réparties en 5 groupes : un de cinq, deux de trois et deux de deux. Les pierres ont été disposées de telle sorte qu’il ne soit pas possible de voir les 15 pierres à la fois, d’où que se trouve l’observateur. Le kaolin ratissé symbolise l’océan, les rochers les montagnes.

Ryoanji Jardin Zen
Ryoanji Jardin Zen
Ryoanji Jardin Zen
Tsubakei

Le Tsukubai (蹲踞, littéralement « bassin où l’on se penche ») constitue l’autre intérêt du temple. C’est un petit bassin d’ablution dont la forme carré fait référence au kanji 口 (kuchi) qui signifie « bouche ». De chaque côté du carré est gravé un signe qui, associé à 口 donne à chaque fois un nouveau kanji : 吾, 唯, 足, 知. Associés, on obtient la phrase ware, tada taru wo shiru, Je connais seulement la satisfaction (sous-entendu, je n’ai pas beaucoup), un concept cher à la mouvance Zen du Bouddhisme. Malheureusement nous n’avons appris sont intérêt qu’après, du coup nous n’avons qu’une simple photo floue :p

Après cette petite balade nous nous décidons à aller visiter le palais impérial. En arrivant dans le quartier, nous choisissons de nous remplir le ventre dans un Fuji Soba. Guydon et katsudon sont donc au menu (le dernier surement de notre séjour)

Le palais est situé dans le Kyōto Gyoen (京都御苑), domaine 51 hectares de plan rectangulaire cerné d’une enceinte de torchis de 1,3 km de long du nord au sud et 700m d’est en ouest. La résidence impériale proprement dite, couvre 11 hectares.

Le Kyôto-gosho (京都御所) est le Palais impérial de Kyôto, qui servit de résidence officielle de l’Empereur jusqu’en 1868 au début de l’ère Meiji. Depuis le Kyôto-gosho n’est plus qu’une résidence secondaire de la famille impériale. Cependant, les cérémonies de couronnement des Empereur Taishô (Yoshihito) et Shôwa (Hirohito) eurent lieux au palais. Exceptionnellement, pour les 50 ans de mariage du couple impérial, les pièces du palais sont ouvertes et nous pouvons les admirer. Une opportunité incroyable qui n’est pas près de se renouveler.

Palais Imperial
Palais Imperial

Contrairement aux pays occidentaux la file des visiteurs est disciplinée, et tout le monde marche dans le même sens. Ca n’empêche pas quelques petites bousculades près des pièces ouvertes pour prendre les photos.

On dispose de neuf portes pour entrer à l’intérieur du Gyoen (Parc). Chacune des portes ne s’ouvrent que suivant votre classe sociale. L’imposante porte Kenreimon avec son toit en bois de cyprès soutenue par quatre piliers, est située dans le mur sud et est réservée l’Empereur. Puis, viennent celles pour les messagers, pour les ministres, les hommes de loi, les nobles de la famille royale, une pour les enfants de la famille royale, une autre pour les domestiques et deux portes pour l’accès à la résidence de l’Impératrice.

Portes Palais Imperial
Portes Palais Imperial
Portes Palais Imperial
Portes Palais Imperial
Portes Palais Imperial
Portes Palais Imperial

Dans l’enceinte du palais la sécurité de la vie privée a été renforcée par les emplacements des bâtiments. Le Résidence impériale comprend, plusieurs salles en fonction des réceptions organisées à l’intérieur.

Salles Palais Imperial
Salles Palais Imperial
Salles Palais Imperial
Salles Palais Imperial
Salles Palais Imperial
Salles Palais Imperial

À ces salles viennent s’ajouter les appartements de l’Empereur, ceux de l’Impératrice et des concubines, puis un certain nombre de résidences pour les hauts aristocrates et les fonctionnaires du gouvernement.

Salles Palais Imperial
Salles Palais Imperial
Salles Palais Imperial
Salles Palais Imperial
Salles Palais Imperial
Salles Palais Imperial

En face d’une des salles se trouve un jardin japonais, le Oike-niwa agrémenté d’un pont en pierre.

Jardin Palais Imperial
Jardin Palais Imperial
Jardin Palais Imperial
Jardin Palais Imperial
Jardin Palais Imperial
Jardin Palais Imperial

Au final cette visite fut assez fatigante car beaucoup de monde et donc beaucoup de piétinnage devant les différentes salles, sur la fin nous nous dépêchons légèrement pour ne pas louper le pavillon d’argent.

Palais Imperial
Palais Imperial

Pour nous y rendre, Nous reprenons le bus et arrivons en bas d’une rue pentue (très raide d’ailleurs pour nous qui avons déjà quelques kilomètres dans les jambes). La rue est bordée de petits commerçants vendant des souvenirs. Nous flânons dans quelques boutiques mais ne trouvons rien à notre gout.

Ginkakuji rue montante
Ginkakuji rue montante

Nous arrivons enfin devant l’entrée du temple, après s’être acquitté du droit d’entrée de 500円 nous pénétrons dans l’enceinte.

Le Ginkaku-ji (銀閣寺, le temple au pavillon d’argent) est un temple bouddhiste situé dans le quartier de Higashiyama (Kyôto). Bien que connu sous le nom de Ginkaku-ji, le nom officiel du temple est Jisho-ji (慈照寺). Il a été construit en 1474 par le Shogun Ashikaga Yoshimasa, qui voulait rivaliser avec le Kinkaku-ji, le pavillon d’or, construit par son grand-père Ashikaga Yoshimitsu. Son intention était de couvrir le pavillon d’argent, mais à cause de l’intensification de la guerre Onin, qui avait éclaté quelques années plus tôt, en 1467, la construction a été arrêtée et le pavillon n’a jamais été couvert d’argent. Le bâtiment, qui devait être un monument ostentatoire, est maintenant pris en exemple pour montrer le raffinement dans la simplicité de la culture japonaise. Beaucoup de japonais pensent qu’il est plus beau que son homologue doré.

Ginkakuji – Pavillon d'argent
Ginkakuji – Pavillon d'argent
Ginkakuji – Pavillon d'argent

La première chose que nous pouvons admirer est le pavillon entouré d’échafaudages, il est en effet en rénovation (lui aussi) jusqu’en mars 2010, du coup nous nous rabattons sur le jardin. En plus du pavillon, le temple possède un terrain boisé couvert de mousses

Ginkakuji – Jardin
Ginkakuji – Jardin
Ginkakuji – Jardin
Ginkakuji Jardin
Ginkakuji Jardin

et un jardin japonais qu’on attribue à Soami (encore lui). Le jardin de pierres et de sable du Ginkaku-ji est particulièrement célèbre et un tas de sable, qu’on dit laissé par les ouvriers quand les travaux ont été interrompus, en fait maintenant partie. Il symboliserait le mont Fuji.

Ginkakuji – Jardin sable
Ginkakuji – Jardin sable
Ginkakuji – Jardin sable

Notre promenade dans le jardin nous amène a une vue magnifique sur la ville de Kyoto. Nous la dominons complètement.

Vue Kyoto
Vue Kyoto
Vue Kyoto

En redescendant, passage obligatoire par la petite boutique où nous faisons quelques achats. Pour ma part je trouve le tampon souvenir du coup je tamponne mon ticket d’entrée.

A la sortie du temple, nous décidons de revenir vers le centre ville par le chemin des philosophes (哲学の道 – Tetsugaku no michi). Nous longeons une petite rivière, les cerisiers sont encore en fleurs, la promenade est vraiment très agréable, nous avons également la joie d’observer une canne avec ses canetons, dont un qui était toujours derrière et 2 téméraires devant.

Chemin Philosophique
Chemin Philosophique
Chemin Philosophique
Chemin Philosophique
Chemin Philosophique

Au final au vu de l’heure nous écourtons notre balade et passons par un quartier résidentiel avec des maisons vraiment trop jolies.

Résidence Kyoto
Résidence Kyoto
Résidence Kyoto

Nous retrouvons un arrêt de bus et nous nous rendons dans le quartier de Gion (祇園).

Gion
Gion

J’espère apercevoir quelques Geishas (appelées ici Geiko) et maikos mais elles se dont malheureusement rares et nous n’avons le temps que de prendre une de dos.

Maiko Photographe
Maiko Photographe
Maiko Photographe

Gion est parsemé de maisons japonaises traditionnelles appelées machiya (町屋, « maison urbaine »), certains sont des ochaya (お茶屋, « maison de thé »). Ce sont des établissements traditionnels où les clients de Gion se divertissent en compagnie des geiko.

Gion Traditionnel
Gion Traditionnel
Gion Traditionnel

Nous nous baladons quelque temps dans ce quartier très charmant et nous arrivons sur une sorte d’esplanade où il y a un théâtre : c’est la fin d’une représentation et nous voyons défiler beaucoup de personnes en kimono.

Gion Esplanade
Gion Esplanade
Gion Esplanade

Nous retournons à l’hôtel pour déposer nos achats de la journée,

Nectar pêche
Gâteau Thé vert
Gâteau Thé vert
Marque page
Charme Pavillon or
Magnet Pavillon or

boucler nos valises et surtout… les peser. Le pesage fut une vraie aventure comique pour celui qui l’a vu de l’extérieur, mais pas pour moi. Je me suis rendue dans le hall de l’hôtel où Maxime nous avait dit qu’ils avaient une super balance. Je me rends donc toute confiante avec ma valise, et là avec mon anglais pitoyable et la superbe compréhension des trois employés, je me suis expliquée pendant près d’1/4h avant qu’un des employés ne comprenne ce que je voulais -_-

Ma valise fait 19kg et quelque, je suis contente et je rentre dans la chambre chercher la valise d’Alexis (tout en pestant contre lui de m’avoir envoyé me ridiculiser en bas). Je redescends avec sa valise mais pas besoin d’expliquer ils comprennent direct à la vue du bagage. Sa valise fait 17kg donc tout roule pour nous !! Il faut dire que nous avons bien chargé la petite valisette cabine, à elle seule elle doit frôler les 20kg…

Nous rejoignons ensuite les autres dans un restaurant ou nous dégustons un succulent Tonkastu au fromage (j’en ai encore l’eau à la bouche ^^). Comme nous sommes arrivés un peu après tout le monde, on se dépêche de manger.

Tonkatsu fromage
Tonkatsu fromage

Après avoir discuté de ce que nous avions fait de notre dernière journée, nous partons avec Michael et Johanna une dernière fois dans le centre de Kyoto. Nous espérons trouver un bar ou une salle d’arcade pour y passer la fin de soirée. Nous avons beaucoup de mal a trouver ce que nous cherchions mais au final nous trouvons, avec un  rez de chaussée entièrement dédié au purikura. Petite (dernière) séance obligatoire !  Celle-ci est assez sportive car il y a deux appareils photos, ce qui fait que nous devons limite courir à l’intérieur de la machine pour avoir la bonne pose.

Purikura
Purikura
Purikura
Purikura
Purikura
Purikura

Nous prenons ensuite la direction du 2eme étage où nous nous affronterons notamment à Taiko no Tatsujin

Taiko no Tatsujin
Street Fighter II
Taiko no Tatsujin

et Mario Kart Arcade au cours de partie mémorables !

Mario Kart Arcade
Mario Kart Arcade
Mario Kart Arcade
Mario Kart Arcade
Mario Kart Arcade
Mario Kart Arcade

Nous rentrons en taxi à l’hôtel vers 00h00. Michael et Johanna n’ayant pas terminé leurs valises, chacun retourne dans sa chambre. Demain le dernier réveil sur le sol japonais se fera tôt, le départ est prévu à 7h00 !

Day 12 – Uji, Nara

décembre 30th, 2009 by Misaki

Deux grosses destinations de prévues aujourd’hui, ce sera donc toujours pas pour aujourd’hui la grasse mat. Dès 8h15 nous prenons donc la JR Nara Line direction Uji (宇治), la capitale du thé vert. Avec ses plus de 193 000 habitants Uji est la seconde ville de la préfecture de Kyoto.

Uji
Uji
Uji

A quelques minutes à pied de la gare JR nous tombons face au pont Ujibashi (le plus vieux pont de pierre du Japon) qui fut au cours des siècles la scène de maints combats acharnés.

Ujibashi
Ujibashi
Ujibashi
Genji Monogatari

Près de ce dernier se trouve une statue faisant référence au  »Dit du Genji » (源氏物語, Genji Monogatari), oeuvre majeure de la littérature japonaise du XIème siècle dont les derniers chapitres se déroulent à Uji même.

Mais Uji est surtout connu pour abriter le Byôdô-in (平等院), temple bouddhique qui fut, jusqu’en 1052, une villa du clan Fujiwara. Aujourd’hui le seul bâtiment qui ai subsisté aux différentes guerres est le Hôô-dô (pavillon du phénix), appelé également l’Amida-dô (pavillon d’Amida), construit en 1053.

Byôdô-in
Byôdô-in
Byôdô-in
Byôdô-in
Byôdô-in

Dans la mythologie chinoise le phénix est un oiseau sacré que les Japonais assimilent comme le gardien du Bouddha. On peut donc voir à chaque extrémité du toit deux phénix de bronzes se faisant face.

Phénix Byôdô-in
Phénix Byôdô-in

Ceux-ci ne sont que des reproductions, les originaux se trouvent, sous verre, à l’intérieur du pavillon là où malheureusement nous ne pouvons prendre de photos. On pourra y admirer tout de même la célèbre statue d’Amida et les 52 bosatsu (Bodhisattvas). Le pavillon du phénix est entouré d’un magnifique jardin et son reflet dans l’étang lui a valu de figurer au dos des pièces de 10 yens.

Jardin Byôdô-in
Jardin Byôdô-in
Jardin Byôdô-in

Dans ce même jardin nous pouvons également admirer le début de la période des glycines.

Glycines Uji Byôdô-in
Glycines Uji Byôdô-in
Glycines Uji Byôdô-in

En sortant du musée du Byôdô-in nous achetons à la petite boutique un petit bloc-note ainsi qu’une pochette.

Achats Byôdô-in
Byôdô-in pièce 10 yens

Nous ne pouvions, de plus, pas quitter la capitale du thé vert sans ramener de la spécialité locale pour la famille. Nous prenons donc du macha (抹茶, poudre de thé vert utilisée notamment lors de la cérémonie du thé et en cuisine japonaise) et sencha (煎茶, sous forme de longues feuilles).

Nous reprenons le train pour nous rendre à Nara (奈良) première véritable capitale du Japon dans l’histoire (pendant 75 ans) et deuxième site d’intérêt majeur, après Kyôto, dans le Kansai. Nara a conservé son plan en damier, inspiré de l’urbanisme chinois du VIIIème siècle comme on peut le voir sur la carte.

Carte damier Nara
Plaque d'égout Daims Nara

DJ a réservé dans un restaurant très calme où le buffet à volonté nous remplit bien l’estomac. A noter la petite touche d’originalité avec la présence de 2 chaises présentes dans les toilettes des femmes… eh oui, le restaurateur les connait très bien, dirait-on ^^

Resto Nara
Resto Nara
Resto Nara
Resto Nara
Resto Nara

Nara contient de nombreux sites (8) inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco et nous commençons par un des plus connus : le Kôfuku-ji (興福寺). Ce temple de Kyôto fut transféré à Nara en 710, en tant que sanctuaire principal de la famille Fujiwara. L’ensemble architectural comptait à l’origine 175 bâtiments, malheureusement incendies et conflits destructeurs n’en ont laissé subsister qu’une douzaine. Nous tombons nez à nez avec le Gojû-no-tô (五重の塔, pagode à cinq étages) qui est la deuxième plus haute du Japon, avec à ses côtés le Tô-Kondô (東金堂, kondô de l’est), qui fut érigé en 726 par l’empereur Shômu dans l’espoir d’obtenir la guérison de l’ancienne impératrice Genshô.

Kôfuku-ji (gojû-no-tô + Tô-Kondô)
Kôfuku-ji (gojû-no-tô + Tô-Kondô)
Kôfuku-ji (gojû-no-tô + Tô-Kondô)

Le paysage est vraiment magnifique avec ces nombreux cerisiers en fleurs. D’ailleurs de nombreux artistes amateurs japonais sont posés sur le côté pour immortaliser ce panorama.

Kôfuku-ji (pagode + cerisiers)
Kôfuku-ji (pagode + cerisiers)
Kôfuku-ji (pagode + cerisiers)

En marchant nous pouvons également voir le Nanendô (南円堂), bâtiment octogonal érigé au sud du bâtiment principal et fondé en 813 par Fujiwara no Fuyutsugu.

Kôfuku-ji (Nanendô)
Kôfuku-ji (Nanendô)
Kôfuku-ji (Nanendô)

C’est aussi en ce lieu que nous retrouvons nos amis les daims toujours à quémander aux touristes ou commerçants un peu de nourriture !

Kôfuku-ji (Daims)
Kôfuku-ji (Daims)
Kôfuku-ji (Daims)

Nous entrons alors dans le Parc de Nara (奈良公園, Nara-kôen), un grand et magnifique parc qui occupe en grande partie l’est de la ville. C’est aussi, il faut le dire, le royaume de quelque 1200 daims, jadis considérés comme les messagers des dieux, promus aujourd’hui au rang de trésors nationaux.

Parc Nara (Daims)
Parc Nara (Daims)
Parc Nara (Daims)

En continuant dans le parc durant une dizaine de minutes nous pouvons visiter le seul sanctuaire shinto de la ville inscrit au patrimoine de l’Unesco alias le Kasuga Taisha (春日大社).

Kasuga Taisha
Kasuga Taisha

Comme d’habitude un grand Torii nous indique l’entrée, puis une longue allée bordée de centaines lanternes de pierre nous emmène au sanctuaire lui même.

Kasuga Taisha (lanternes)
Kasuga Taisha (lanternes)
Kasuga Taisha (lanternes)

A l’intérieur nous trouvons, en plus des glycines, des centaines d’autres lanternes. En effet la fête des lanternes (Mantôrô Matsuri) qui se tient deux fois par an est l’une des principales curiosité de Nara.

Kasuga Taisha
Kasuga Taisha
Kasuga Taisha (lanternes)
Kasuga Taisha (lanternes)
Kasuga Taisha (lanternes)

En redescendant nous achetons des Shika-Sembei (biscuits pour daims) à 150 円 (1€) pour pouvoir nourrir tous ces gourmands qui nous suivent à la trace.

Shika-Sembei – Gâteaux daims
Shika-Sembei – Gâteaux daims
Shika-Sembei – Gâteaux daims

Nous nous dirigeons vers le temple bouddhique le plus connu de Nara, le Tôdai-ji (東大寺), il faut donc faire abstraction des groupes d’étudiants en voyage scolaire pour se laisser envoûter par la majesté du Grand Bouddha.

Groupes scolaires Japonais
Groupes scolaires Japonais
Groupes scolaires Japonais

Ce lieu est vraiment impressionnant et intimidant. Sur le chemin du temple nous passons sous la Nandai-mon, une énorme porte abritant deux gardiens Niô à l’aspect redoutable. Ces deux statues de bois comptent parmi les plus belles du Japon.

Nandai-mon - Gardien Niô
Nandai-mon
Nandai-mon - Gardien Niô

Une fois dans l’enceinte nous apercevons maintenant la bâtiment principal du temple : le Daibutsu-den (大仏殿, salle du Grand Bouddha). Ce vaste édifice en bois est réellement impressionnant mais il faut garder à l’esprit que le bâtiment actuel ne représente que les deux tiers de la taille d’origine.

Tôdai-ji – Daibutsu-den
Tôdai-ji – Daibutsu-den
Tôdai-ji – Daibutsu-den
Tôdai-ji
Tôdai-ji
Tôdai-ji

Le Daibutsu (Grand Bouddha) qui s’y tient est par ailleurs l’une des plus grandes statues de bronze au monde : elle mesure 16 m de hauteur pour un total de 437 tonnes de bronze et 130 kg d’or.

Todai-ji – Dai Butsu
Todai-ji – Dai Butsu
Todai-ji – Dai Butsu

Autours du Grand Bouddha nous pouvons voir les Shi Tennô (四天王, les quatres rois célestes), qui sont les gardiens des horizons et de la loi bouddhique au Japon.

Todai-ji – Shi Tennô
Todai-ji – Shi Tennô

En faisant le tour on peut apercevoir une colonne de bois percée d’un trou à sa base. La croyance populaire veut que celui qui peut passer par ce trou, de la taille exacte d’une des narines du Grand Bouddha, connaitra l’Eveil. Plusieurs téméraires de notre groupe s’y essaient donc mais force est de constater que vu l’épaisseur du trou seules les femmes et les enfants peuvent y parvenir avec succès.

Todai-ji – narine Bouddha
Todai-ji – narine Bouddha
Todai-ji – narine Bouddha

En sortant du Todai-ji nous empruntons le petit sentier qui serpente le haut de la colline pour rejoindre le Nigatsu-dô (二月堂) pavillon célèbre pour son Omizutori Matsuri (cérémonie du puisage de l’eau, dans la nuit du 12 13 mars) et sa splendide vue sur Nara, qui vaut bien de grimper jusqu’au sommet.

Nigatsu-dô – montée
Nigatsu-dô – montée
Nigatsu-dô – montée
Nigatsu-dô – vue Nara
Nigatsu-dô – vue Nara
Nigatsu-dô – vue Nara

En redescendant vers la gare JR nous faisant une petite halte au Isui-en (依水園),

Isui-en
Isui-en
Isui-en

jardin zen avec 2 parties disctinctes, une d’inspiration Edo (Front Garden),

Isui-en – Front Garden
Isui-en – Front Garden
Isui-en – Front Garden
Isui-en – Front Garden
Isui-en – Front Garden
Isui-en – Front Garden

une autre d’inspiration Meiji (Back Garden).

Isui-en – Back Garden
Isui-en – Back Garden
Isui-en – Back Garden
Isui-en – Back Garden
Isui-en – Back Garden
Isui-en – Back Garden

Le jardin est élaboré autour d’une mare centrale, où sont installées deux îles « grue et tortue« , figures traditionnelles qui représentent la longévité. Se balader dans ce jardin est vraiment reposant après une longue journée de marche.

Le retour en train sur Kyoto ne sera pas sans histoire. En effet devant la complexité du réseau ferré japonais (même pour un japonais) nous avons pris un mauvais train, la destination était la bonne mais du coup nos billets n’étaient pas valables… Et ce qui devait arriver, arriva : un contrôleur débarqua. DJ essaya de feinter en faisant croire (dans un très mauvais anglais forcé) que nous étions des touristes qui ne comprenaient rien, mais rien n’y fait et le contrôleur nous fait descendre à l’arrêt suivant avec du renfort présent pour nous accueillir. Après de longues discussions nous pouvons repartir… mais tout seul, car DJ devra rester sur place pour payer une jolie petite amende. Nous le retrouverons plus tard en gare Kyôto assez énervé. Il nous aidera malgré tout à choisir de bonnes bouteilles de saké que nous irons déposer à l’hôtel avec les autres achats de Nara.

Magnet + Strip Nara
Sake Isetan
Gâteaux chocolat Nara

Pour le diner nous retrouvons le groupe « Voyage Sympa » de Dimitri pour tester un izakaya recommandé par DJ himself. Nous prenons un menu complet et dégustons (avec plus ou moins de plaisir) de nombreux plats et nombreuses boissons.

Izakaya – nourriture
Izakaya – nourriture
Izakaya – nourriture
Izakaya – nourriture
Izakaya – nourriture
Izakaya – nourriture

Malgré l’addition corsée (7500 円 pour deux) ce fut une bonne petite soirée qui nous permit de récupérer (enfin) d’une journée longue et fatigante !

Izakaya – groupe
Izakaya – groupe
Izakaya – groupe